UE 13 du DCG : la trame de la soutenance, pas un écrit
L'UE 13 du DCG est une soutenance, pas un écrit. Trame du rapport de stage pour la session 2027 : commission, une heure au maximum, trois parties.
Une soutenance, déjà, avant 2027
L'article 1 de l'arrêté du 4 août 2025 fixe la liste des épreuves du diplôme de comptabilité et de gestion. L'épreuve n° 13 s'y intitule Communication professionnelle. L'article 10 n'en fait pas une étude de situations pratiques. Il écrit : « Nature : épreuve orale de soutenance d'un rapport de stage dont la durée est d'au moins huit semaines ou d'un rapport portant sur une expérience professionnelle au moins équivalente. La commission d'examen peut interroger le candidat sur des questions relevant du programme de cette épreuve. » Puis : « Durée : 1 heure maximum. » « Coefficient : 1. » « 12 crédits européens ».
Ces quatre lignes ne datent pas de la session 2027. L'article 10 de l'arrêté du 13 février 2019 écrit déjà la même nature, la même durée d'une heure au maximum, le même coefficient 1 et les mêmes 12 crédits européens. L'article 9 de ce même arrêté de 2019 compose déjà la commission de deux membres : un enseignant et un professionnel. La session 2027 ne change ni la nature orale, ni cette composition, ni la durée, ni le coefficient, ni le nombre de crédits.
Les 12 crédits européens ne sont pas le coefficient. L'arrêté les écrit à part. Cette page ne convertit pas les uns dans l'autre, et elle ne calcule aucune moyenne.
Le volume horaire de l'enseignement n'est pas non plus la durée de l'épreuve. L'annexe 1 de l'arrêté du 4 août 2025 indique « Volume horaire : 60 heures », puis 20 heures pour la recherche et l'analyse d'information et 40 heures pour la communication professionnelle, « à titre indicatif ». L'annexe de 2019 portait déjà « Niveau L : 60 heures » et le même partage, 20 heures puis 40 heures. Aucun de ces horaires n'est l'oral.
Deux personnes en face, une heure, sans découpage
L'article 9 de l'arrêté du 4 août 2025 écrit : « La commission d'examen, prévue à l'article 59 du décret du 30 mars 2012 susvisé, pour l'épreuve de Communication professionnelle du DCG est composée de deux membres : un enseignant et un professionnel. »
La phrase de 2019 ne citait pas l'article 59. Elle disait déjà les deux membres, l'enseignant et le professionnel. Le texte de 2025 ajoute le renvoi. Il ne change pas le nombre ni la qualité des deux membres. Cette page ne décrit pas ce que l'article 59 du décret dit par ailleurs : elle s'en tient à la phrase de l'arrêté.
L'article 10 permet à cette commission d'interroger le candidat sur des questions relevant du programme de cette épreuve, c'est-à-dire le programme de l'UE 13 joint en annexe. Il ne publie pas une liste de questions. Il ne partage pas l'heure entre un exposé et des questions. L'annexe demande de se centrer « sur les compétences utiles pour le bon déroulement de l'oral de stage ». Parmi les compétences professionnelles, elle place le fait de réaliser une présentation en s'appuyant sur un support numérique et celui de gérer son temps de parole. Le traitement des questions posées figure parmi les connaissances et savoirs associés, sous les techniques orales et argumentatives d'un exposé, d'une conférence ou d'une soutenance. Elle n'écrit pas que ce support serait une pièce obligatoire de l'épreuve, et elle ne fixe aucune minute.
Le même article 9 ajoute une phrase qui n'était pas dans l'article 9 de 2019 : « L'utilisation, pour les épreuves de Communication professionnelle (UE 13) du DCG et du Mémoire professionnel (UE 7) du DSCG, d'une intelligence artificielle générative sans qu'elle soit suivie d'un travail personnel d'appropriation à partir des contenus produits constitue une fraude. » Cette phrase suit le sort de l'arrêté du 4 août 2025 : elle vaut à compter de la session 2027. La même phrase nomme aussi le mémoire du diplôme supérieur. Cette page ne le décrit pas.
L'article 9 compose d'autres commissions, pour d'autres épreuves. Cette page s'arrête à celle de l'UE 13.
La trame du rapport, session 2027
L'article 12 de l'arrêté du 4 août 2025 fixe les programmes conformément aux annexes 1 et 2 jointes. La trame ci-dessous est celle de l'annexe 1, unité 13. L'article 14 abroge l'arrêté du 13 février 2019. L'article 15 écrit : « Les dispositions du présent arrêté prennent effet à compter de la session 2027 du DCG et du DSCG. » L'article 14 ne prend donc pas effet avant cette session. Jusqu'à la session 2027, le rapport à suivre reste celui de l'annexe de 2019, rappelé plus bas pour ne pas mélanger les deux découpes. La découpe à tenir, pour la session 2027, est la suivante.
Le stage, ou l'activité professionnelle qui sert de référence, doit être accompli dans un cabinet d'expertise comptable ou dans les services comptables et financiers d'une entreprise, d'une collectivité publique ou d'une association, en France ou à l'étranger. L'annexe écrit : « La durée du stage est d'au moins 8 semaines. » L'article 10, lui, admet aussi un rapport portant sur une expérience professionnelle « au moins équivalente » à un stage d'au moins huit semaines. L'annexe ne convertit pas cette équivalence en un autre chiffre.
Le stage a trois buts écrits : prendre contact avec le monde professionnel ; observer le fonctionnement d'une organisation et le rapprocher des connaissances acquises dans les programmes des unités, actualisées notamment par une veille ; appliquer les concepts et les méthodes du programme de cette unité.
À l'issue du stage, le rapport comprend les éléments que l'annexe énumère.
D'abord, l'attestation de l'employeur, ou des employeurs. Elle certifie la période et le lieu de stage, ou d'activité professionnelle, qui sert de référence au rapport, ainsi que la nature des missions confiées. Cette attestation n'est pas l'une des trois parties du développement.
Ensuite, un développement de 40 pages maximum, comprenant trois parties distinctes.
La première partie présente l'organisation dans laquelle le stage ou l'activité s'est réalisé, et les missions effectuées dans ce cadre. Plafond écrit : 6 pages maximum.
La deuxième partie présente et analyse une situation de communication professionnelle vécue et/ou observée au sein d'une organisation. Plafond écrit : 4 pages maximum.
La troisième partie est une partie structurée de 20 à 30 pages au maximum, hors annexes et bibliographie. Elle développe un sujet directement en rapport avec au moins une unité du DCG et avec les observations et/ou les tâches effectuées par le stagiaire. Elle doit permettre à celui-ci de faire preuve de réflexion et de recul.
L'annexe de 2025 ne dit pas que seule la troisième partie ferait l'objet de la soutenance. Elle ne dit pas non plus si les annexes et la bibliographie, déjà hors du plafond de la troisième partie, entrent dans les 40 pages du développement. Cette page ne comble pas ces deux silences, et elle n'additionne pas 6, 4 et 30 pour en faire une quatrième règle.
Ne pas suivre la découpe de 2019 pour 2027
L'annexe 1 de l'arrêté du 13 février 2019, dans le PDF que le Service interacadémique des examens et concours publie avec cet arrêté, ne découpe pas le rapport de la même façon. Les pages de ce programme portent l'en-tête du Bulletin officiel n° 25 du 20 juin 2019. L'article 12 de l'arrêté, publié au Bulletin officiel n° 26 du 27 juin 2019, renvoie à l'annexe jointe.
Cette annexe de 2019 demande, après l'attestation, une partie de 10 pages au maximum présentant une organisation et un processus. Cette partie doit décrire l'activité de l'organisation, sur 4 pages maximum, puis la présentation et l'analyse d'un processus auquel le candidat a participé, en mentionnant le ou les logiciels professionnels mobilisés au cours de ce processus, en présentant leur intérêt et en justifiant leur mobilisation ou celle d'une base de données, sur 6 pages maximum. Elle demande ensuite une partie structurée, « qui fera l'objet de la soutenance », de 30 pages au maximum hors annexes et bibliographie, développant un sujet directement en rapport avec les observations effectuées, et permettant réflexion et analyse critique.
Ce n'est pas la trame de la session 2027. Il n'y a pas, dans ce texte de 2019, de développement de 40 pages en trois parties, ni de partie de 4 pages réservée à une situation de communication, ni l'obligation d'un sujet en rapport avec au moins une unité du DCG. La phrase sur le lieu n'ajoute pas « en France ou à l'étranger ». Cette page ne transforme pas cette absence en interdiction.
Un candidat dont la session est encore celle de l'arrêté du 13 février 2019 ne doit pas remplacer sa découpe par les 6 pages, les 4 pages et les 20 à 30 pages. Un candidat de la session 2027 ne doit pas garder la partie de 10 pages ni la formule selon laquelle seule la partie structurée ferait l'objet de la soutenance : l'annexe de 2025 ne reprend pas cette formule.
À retenir
L'UE 13, Communication professionnelle, est une soutenance orale d'un rapport de stage d'au moins huit semaines, ou d'un rapport sur une expérience professionnelle au moins équivalente. La commission est composée de deux membres, un enseignant et un professionnel. La durée est d'une heure au maximum. Le coefficient est 1. Les crédits européens sont 12. L'arrêté du 13 février 2019 écrit déjà ces points. Celui du 4 août 2025 les reprend. Pour la commission, il ajoute le renvoi à l'article 59 du décret du 30 mars 2012, sans changer le nombre ni la qualité des deux membres. Cette page ne dit pas que la session 2027 changerait la conservation d'une note.
Pour la session 2027, le rapport suit l'annexe 1 de cet arrêté. Attestation de l'employeur, période, lieu et missions. Puis un développement de 40 pages maximum en trois parties : l'organisation et les missions, 6 pages maximum ; une situation de communication professionnelle vécue et/ou observée, 4 pages maximum ; une partie structurée de 20 à 30 pages au maximum, hors annexes et bibliographie, en rapport avec au moins une unité du DCG et avec les observations ou les tâches. Le stage, ou l'activité qui sert de référence, se fait dans un cabinet d'expertise comptable ou dans les services comptables et financiers d'une entreprise, d'une collectivité publique ou d'une association, en France ou à l'étranger, pour au moins 8 semaines de stage.
L'heure n'est pas découpée par le texte. Le volume de 60 heures n'est pas l'épreuve. Les écrits des autres unités ne sont pas le sujet de cette page.
Sources
- Arrêté du 4 août 2025, NOR MENS2523324A, articles 1, 9, 10, 12, 14 et 15, et annexe 1 (UE 13), Bulletin officiel de l'enseignement supérieur et de la recherche n° 32 du 28 août 2025 — Bulletin officiel de l'enseignement supérieur et de la recherche (consulté le 28/09/2026)
- Arrêté du 13 février 2019, NOR ESRS1900135A, articles 9, 10 et 12, et annexe 1 (UE 13), Bulletin officiel n° 26 du 27 juin 2019. Les pages de programme de cette annexe portent l'en-tête du Bulletin officiel n° 25 du 20 juin 2019 — Service interacadémique des examens et concours (consulté le 28/09/2026)